Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

> La Une - Leader - Manchette > Nation > Actualité > societe .> Les verites
Nous sommes le 08-09-2010 

 

Après le Bandundu (Kahemba) et le Bas-Congo, le Kasaï Occidental et le Katanga?

Les Français disent qu’il n’y a pas deux sans trois. Les Congolais ont eu l’occasion de vérifier  cet adage. A leurs dépens. En effet, sachant qu’aucune force ne peut les contrer, les soldats angolais ont réédité leur exploit en investissant des villages congolais situés dans le territoire de Tshela, district du Bas-Fleuve, province du Bas-Congo. Il s’agit des villages Mbata Yema, Buende et Kikhamba du secteur de Lubolo. Cette fois, il ne s’agissait pas d’un différend frontalier.
Les troupes angolaises disaient être aux trousses des maquisards du Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec). Un mouvement rebelle cabindais. Pour le même motif, les soldats angolais ont encore investi le 17 octobre 2009 deux villages du même territoire de Tshela. Il s’agit des villages Khata Kangu et Mbata Yema. Les soldats angolais ont passé au peigne fin toutes les habitations de ces villages. N’ayant trouvé aucun membre de ce mouvement rebelle, ils se sont repliés dans la forêt congolaise environnant ces villages.
Il va sans dire que les habitants de ces villages, craignant des exactions et autres actes barbares dont les soldats angolais sont passés maîtres, ont déserté leurs milieux pour chercher refuge dans les villages les plus éloignés. Après les provinces du Bandundu et du Bas-Congo, il ne reste plus que celles du Kasaï Occidental et du Katanga que les troupes angolaises n’ont pas encore investies.

Un conflit latent?

Au vu de nombreux actes inamicaux posés par l’Angola contre la RDC, on peut conclure que ces deux pays n’entretiennent pas des relations de coopération sincères. Leurs relations sont caractérisées par une tension qui illustre l’existence d’un conflit latent.
Depuis longtemps, les ressortissants congolais en situation régulière ou non, sont régulièrement expulsés de l’Angola dans des conditions infrahumaines. Excédé par la fréquence de ces expulsions, le gouvernement congolais qui n’avait jamais réagi vigoureusement, a fini par appliquer la sacro-sainte règle de la réciprocité. C’est ainsi que de nombreux Angolais ont été contraints à quitter la RDC où certains d’entre eux vivaient depuis des décennies!
Pour des raisons qui lui sont propres, l’Angola considère la RDC comme un pays ennemi. Leur appartenance à plusieurs organisations continentales et régionales semble ne pas être prise en compte par Luanda qui sait qu’il n’a rien à craindre de la RDC. C’est, en effet d’en haut que l’Angola regarde la RDC à cause de son intervention sans laquelle le régime de l’AFDL aurait été balayé par le RCD appuyé par le Rwanda. Une dette morale que la RDC ne serait pas capable de payer actuellement?

 


Page 1-3

Info@salongo.org
logogoogle