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Nous sommes le 10-03-2010 

 

KINOISERIES

«Saint bisumba» ou quel avenir pour l’école publique?

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L’expression «Saint bisumba» pose aujourd’hui la problématique de la viabilité des écoles publiques dont la plupart se trouvent dans un état de délabrement fort avancé à cause notamment de divers paramètres d’ordre fonctionnel.
Conséquence de cette situation : un enseignement au rabais et une large déperdition même si des stratégies sont élaborées pour l’éducation des enfants et pour la réhabilitation des infrastructures. En attendant des résultats escomptés, la plupart des écoles publiques sont loin d’être viables et c’est pour cette raison qu’elles sont dénommées par plus d’un Kinois de «Saint bisumba» au motif qu’elles n’ont généralement ni bancs ni fenêtres et certaines sont sans toiture. Le comble, lorsque les enfants rentrent, ces écoles servent de latrines pour des nombreux inciviques qui viennent y déféquer.

Or, au départ, l’Eglise catholique avait le monopole de l’enseignement talonnée de près par les protestants ou les salutistes, et les écoles catholiques étaient donc réputées pour la qualité de leur enseignement qui était dispensé selon les normes et dans un cadre adéquat. Ces écoles avaient toujours un patronyme et c’est pour amuser la galerie que nos concitoyens parlent de Saint bisumba en vue de jeter l’opprobre sur les gens qui défèquent dans les écoles.
Imaginez donc l’embarras des enfants lorsqu’ils viennent retrouver le lendemain leur école dite «Saint bisumba» avec tous les excréments qui ont été déposés la veille par des individus sans scrupules.

-------------------------------------------------------------------------«Phénomène Boteti» ou hommage à un politicien disparu

cariture4Le public n’oubliera pas de si tôt la mort prématurée du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kin-la-poubelle arraché brutalement à l’affection de sa famille et de son électorat suite à cet ignoble assassinat survenu voilà deux ans aux environs du Palais de marbre.
Le site sur lequel cet assassinat s’est produit a été baptisé aujourd’hui par nos concitoyens de Kin-la-poubelle de «phénomène Boteti» en mémoire de ce digne fils de la RDC. Malheureusement, l’homme est mortel et il peut être surpris à tout moment, n’importe où par la mort mais l’essentiel étant d’avoir su donner un sens à sa vie ici bas. Et l’illustre disparu, malgré une mort précoce, pourrait prétendre appartenir à cette catégorie des gens bien nés pour qui la valeur n’attend pas le nombre des années.
Les Kinois ne pouvaient donc pas rater pareille occasion pour sublimer leur élu en baptisant l’endroit de l’assassinat de «phénomène Boteti» pour autant que le procès organisé à ce sujet n’est pas arrivé à élucider ce drame.
Néanmoins, la vérité est têtue et elle finira un jour par triompher pour donner finalement un contenu à cette assertion purement kinoise de «phénomène Boteti» du fait que nombre des Kinois ont dû perdre leur latin en rapport avec la conduite de ce procès qui semble ne pas avoir tout révélé. Page 1-2-3

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