EST : le temps du terrorisme ?
L’Est du pays, qui a été depuis de nombreuses années le théâtre d’affrontements armés occasionnant d’énormes souffrances aux populations locales, est en train de revenir petit à petit à une situation normale. C’est ce que constatent tous les observateurs avertis, à l’instar notamment du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Alan Doss, qui lors de la présentation de son rapport au Conseil de Sécurité a décrit en termes flatteurs le retour progressif de la paix et de la stabilité dans cette partie de la République.
SERGE MAHESHE
Tout n’est pas parfait
Preuve que la situation de guerre appartient de plus en plus au passé, et ce malgré la poursuite de l’opération Kimia II chargée de traquer les éléments des FDLR et de les mettre hors d’état de nuire, les villageois qui avaient fui leurs habitations pour échapper aux tirs des armes se réinstallent de plus en plus dans leurs maisons, quand évidemment celles-ci n’ont pas été détruites dans l’entre-temps. Ce retour entraîne également la reprise des travaux des champs grâce auxquels s’éloigne la menace de la faim.
Cependant, si de manière générale l’on peut se féliciter des résultats positifs déjà visibles à travers la région à la suite des activités militaires et du processus de rapatriement des FDLR, la paix reste un élément à consolider. En effet, si, comme Alan D oss a tenu à le souligner devant le Conseil de Sécurité, la capacité de destruction des FDLR a été sensiblement réduite grâce à l’action combinée des FARDC et de la MONUC, depuis quelques temps des faits malheureusement de plus en plus fréquents sont signalés particulièrement au Sud-Kivu. Des faits qui tendent à faire croire que des efforts supplémentaires devraient être fournis au plan aussi bien administratif que militaire pour que la situation sécuritaire de cette province ne connaisse plus aucun trouble.
DIDACE NAMUJIBO
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